Phil ne comprend pas toujours ce qui se trame au-dessus ou en dessous de lui dans la hiérarchie de l’entreprise. Néanmoins, il excelle à l’art de garder son emploi du temps le moins chargé possible.
Débonnaire, doucereux et socialement compétent, il fait partie de ces maîtres absolus de la délégation qui ne craignent pas de jouer les méchants. Lorsque son patron lui met la pression, il encaisse avec un grand sourire gêné que seul un cadre supérieur peut apprécier.
Il est passé maître du progrès personnel au travail et connaît tout le jargon. Il est aussi secrètement adepte du progrès personnel tout court et connaît tout ce jargon-là aussi. Rares sont les bonnes photos de lui, certains disent qu’il est sous l’influence d’une malédiction qui le rend peu photogénique. Il se peut également qu’il soit constamment aux prises avec un syndrome de l’imposteur débilitant caractérisé par des microexpressions faciales tordues qui reflètent la souffrance aiguë de son âme chagrine à chaque fois qu’il est pris en photo. Mais qu’est-ce qu’on l’aime ce Phil!